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27 juillet 2017

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L’éco-pâturage, une solution d’avenir pour nos friches ?

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De nombreux propriétaires fonciers se laissent peu à peu convaincre par la solution de l’éco-pâturage. Une alternative efficace et écologique à l’entretien mécanique, en particulier en milieu urbain. Vilogia expérimente cette méthode pour la première fois dans le quartier de Saint-Maurice Pellevoisin à Lille.

Pour Vilogia, propriétaire de plus de 170 hectares de réserve foncière, l’entretien des terrains représente sur le long terme une logistique importante. Difficile en effet d’optimiser l’entretien mécanique dont la fréquence dépend du type de végétaux et de la météo. La solution de l’éco-pâturage présente à cet égard une alternative intéressante, exploitable dès le retour des beaux jours jusqu’au début de l’automne. Écologique, cette démarche s’inscrit également pleinement dans le cadre de la politique RSE mise en place par Vilogia.

« Le choix que nous avons fait avec cette expérimentation est guidé par notre volonté de développer un entretien plus régulier et donc plus conforme aux attentes des riverains »,

explique Martine Delrue, Chargée de missions foncières de Vilogia.

Eco-paturage

Qui sont les principaux acteurs de cette démarche ?

Des animaux issus d’espèces en voie d’extinction. Il ne reste plus en France que quelques milliers de chèvres de fossés, de moutons solognots ou de moutons d’Ouessant (le plus petit mouton du monde !). Grâce à l’éco-pâturage, le troupeau de la société Vert-Azur, prestataire de Vilogia, est passé de quelques individus à plus de 250 animaux en seulement quelques années. « Nous assurons par ce biais le renouvellement de ces espèces délaissées par les éleveurs car elles ne produisent pas assez de lait ni de viande pour la grande distribution », relate Paul Van Quickenborn, de Vert Azur. Des réseaux spécialisés se sont, par ailleurs, fédérés pour favoriser les échanges entre les différents acteurs de l’éco-pâturage et faciliter la reproduction de ces espèces.

Des avantages par rapport à l’entretien mécanique

Si la solution a séduit de nombreuses entreprises de la région, on ne le doit pas seulement à l’aspect écologique de cette méthode traditionnelle. L’éco-pâturage permet de recréer de la biodiversité en cœur de ville, mais il est aussi l’un des seuls moyens efficaces pour entretenir des terrains compliqués, là où les machines accèdent ou circulent difficilement. « Les animaux permettent aussi de venir à bout de certaines plantes particulièrement invasives. Chaque espèce a ses préférences, les troupeaux sont donc adaptés en fonction de la végétation du terrain et de l’environnement », détaille Martine Delrue. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les ânes du Cotentin, réputés bruyants, ne sont pas mis en pâture lorsqu’il y a des riverains. Enfin, le coût de l’éco-pâturage plaide pour son développement : à paramètres identiques, il est légèrement inférieur à celui de l’entretien mécanique.

LA CHÈVRE DES FOSSÉS ET LA RENOUÉE DU JAPON 

Voilà une histoire qui aurait pu inspirer une fable à Jean de La Fontaine ! À Saint-Maurice Pellevoisin, la renouée du Japon a colonisé toute une partie du terrain appartenant à Vilogia. Cette plante exotique envahissante, sert au Japon à produire du fourrage pour le bétail. Arrivée en France dans des conditions encore floues, elle s’y est parfaitement acclimaté, à tel point qu’elle peut grandir de 10 à 20 cm par semaine! Elle présente aussi la particularité de se disséminer lors de son abattage, rendant son éradication presque impossible. « La chèvre des fossés aime particulièrement cette plante, c’est une vraie friandise pour elle », raconte, amusé, Paul Van Quickenborn. Son appétit permet d’en venir complètement à bout en trois ou quatre ans d’éco-pâturage.

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