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11 août 2016

Et si demain ?

L’innovation, un défi relevé au quotidien

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Performance économique et énergétique, respect de l’Homme et de son environnement font partie des valeurs fondamentales du Groupe, dont la mission s’inscrit dans un engagement permanent en faveur de la transition énergétique. Acteur majeur du logement, Vilogia travaille au quotidien pour un habitat qualitatif et durable en s’impliquant dans une démarche d’innovation avec ses partenaires et les acteurs locaux au service de la qualité de vie des habitants.

L’innovation naît de l’expérimentation, d’échanges et de retours d’expérience. Une émulation qu’ont pu partager les acteurs partenaires du changement avec Vilogia lors d’une soirée dédiée au Smart building, en présence de Gérald Bronner.

Trois questions à Gérald Bronner, Professeur de sociologie à l’université de Paris-Diderot et membre de l’Académie des technologies.

Face à la peur que peut susciter le changement, vous mettez en avant le coût de l’inaction. Le risque est-il devenu tabou aujourd’hui ?

La prise de risque est problématique car elle est toujours  mise en scène par ses conséquences négatives. On focalise notre attention sur les coûts de notre action et on oublie le plus souvent les coûts de notre inaction… Et on oublie qu’il n’y a pas de plus grand risque que de ne jamais en prendre ! Heureusement que nos lointains ancêtres ont eu l’audace de frapper deux pierres entre elles…

Les acteurs du logement ont-ils un rôle à jouer dans ce changement?

Tous les corps professionnels peuvent être touchés par la « risquophobie » ambiante. Aujourd’hui, l’arborescence  de l’innovation dans nos sociétés contemporaines est partout : dans les communications, la production énergétique, les transports, l’information… Pourquoi ne serait-elle pas dans le construit ? Ce sont des endroits où nous passons une grande partie de notre vie.

Faut-il libérer le cadre  de l’innovation ?

La prise de risque et l’expérimentation sont des sujets intimement liés et nous ramènent au principe de précaution. Ce n’est pas ce principe qui m’inquiète mais l’idéologie qui l’entoure, le « précautionnisme » qui prétend appliquer ce principe partout et inconditionnellement. Si nous n’explorons pas les mondes possibles, nous désespérons les générations futures.

BIOGRAPHIE

Gérald Bronner est Professeur de sociologie à l’université de Paris-Diderot et membre de l’Académie des technologies. Il travaille sur les croyances collectives, les erreurs de raisonnement et leurs conséquences sociales. Il a publié plusieurs ouvrages sur ces questions dont L’empire des croyances (Puf, Paris, 2003) couronné d’un prix par l’Académie des Sciences Morales et Politiques, La pensée extrême (Denoël, Paris, 2009) pour lequel il a reçu le prestigieux prix européen des sciences sociales d’Amalfi et, plus récemment, L’inquiétant principe de précaution (avec E. Géhin, Puf, Paris, 2010) et La démocratie des crédules pour lequel il a reçu de nombreux prix (Prix de la revue des deux Mondes, Prix Sophie Barluet CNL, Prix de l’Union rationaliste, Prix des Lumières). Son dernier livre publié est La planète des hommes – Réenchanter le risque (accessit au Prix de la revue Risques 2015). Il a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques internationales et est chroniqueur pour Le Point, pour La science et pour l’émission 28 minutes sur Arte.

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Mots clés associés à cet article :#Innovation #InnovationSociale

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